Groupe SIMULEDGE

L'attente de l'échéance 1992 est marquée par une période de grande confusion des marchés financiers dont les mouvements s’accélèrent et la volatilité s'accroit. En matière d'équipement informatique des salles de marchés, le choix des établissements s'établit progressivement autour d'une réflexion multi-critères ramenée aux questions fondamentales concernant :

  • Le matériel informatique (micros, réseaux, minis ou mainframe);
  • Le niveau d'intégration des applications (de la comptabilité à la gestion des risques en passant par le Back Office et le Front Office);
  • L'origine des applications informatiques (progiciels standards ou développements inter nes);
  • Le degré de préparation des SSI/. La tendance reste à la constitution d'une unique salle de marchés et au rapprochement du Back Office, mais le contr61e et la gestion des risques deviennent un des objectifs majeurs des salles de marchés. Près de 50 % des établissements auront une saisie directe au FO enrichie et validée par le BO.

Plus de 50 % des systèmes seront achetés à des SS/1 françaises, Simuledge étant, dans une récente étude de la Cegos, la société la plus souvent citée. La très riche et présente enquête conduite par la rédaction de Technologies Bancaires Magazine vient compléter ces remarques par de précieuses informations quantitatives. On y retrouve de nombreux faits marquants :

  • L'intérêt grandissant des opérateurs et des directions de marchés des établissements, souvent non parisiens, pour les progiciels standards fonctionnant sur micros et réseaux de micros.
  • La préférence des informations pour les développements internes effectués sur minis et grosses machines, informaticiens qu'on souhaite conserver au sein des directions traditionnelles.
  • La lente transformation du jugement des banques de dép6t qui s'intéressent désormais aux propositions des SSII, considérées comme aussi bien préparées que leurs homologues étrangères.
  • L'absence d'une écrasante majorité pour ou contre la solution informatique intégrée. Cependant, on ne souhaite pas découpler et traiter séparément le Front et le Back Office alors que plus de 50 % des établissements interrogés sont d'abord préoccupés par la gestion des opérations de marchés; la gestion des valeurs mobilières arrivant en seconde position dans l'ordre des préoccupations.
  • L'intérêt grandissant des grandes entreprises pour un Front Office opérant sur mini ordinateur.
  • L'attentisme assez particulier des banques d'arbitrage et des agents de change, encore assez partagés entre l'idée d'un développement interne sur gros système et l'acquisition d'un progiciel standard sur réseaux de micros.
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